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 she forgot how to be human.

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【newbie / Made to Suffer.】
non validé ⁎ fiche en cours
PSEUDO : poisson rouge.
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AGE : dix-neuf ans, la terre sur les épaules d'un atlas trop jeune. on a pas pas grandi pour sauver le monde.


MessageSujet: she forgot how to be human.   Sam 10 Nov - 13:18

josephine (jo) mayfair
— The marks humans leave are too often scars. —
nom : père inconnu, c'est sa mère qui lui a refourgué son nom du haut de ses seize ans fébriles. fruit d'une bêtise adolescente, d'un désir bref, d'une histoire sans conséquences. enfant de hasard malheureux, sa mère jenna l'a élevé avec son grand-père veuf peu avant la naissance. et c'est dans cette famille mayfair ébranlée,  que jo s'est enracinée. prénom : yoseph:  « dieu accroîtra ma descendance. »; et elle est là, la descendante inattendue, celle plus imprévue qu'un enfant d'une vierge. par la douceur et pureté du prénom josephine s'échoue une vague de débrouillardise et de simplicité dans le surnom jo.âge : dix-neuf ans, c'est l'âge fragile où l'on joue aux rebelles pour se rappeler qu'on existe. celui où l'on mène les plus lourds combats parce que l'on se croit invincibles. la lutte, elle est là. comme inévitable. fatalité que personne, pas même les jeunes inconscients, ne peut fuir. réalité  à laquelle on n'échappe pas. date et lieu de naissance : jo est née le vingt-quatre octobre 2002, à toronto (canada). origines et nationalité : seulement, purement, et tout simplement canadienne. ancien emploi : quand le ciel est tombé, quand l'apocalypse a sonné, jo était au lycée, en train de goûter la cigarette, de donner son premier baiser, de cracher sur la gueule des garçons, ou d'en admirer naïvement le plus charismatique. les joies, les malheurs d'une fille simple. c'était juste ça être humaine, ressentir quelque chose d'autre que la peur.  elle qui rêvait d'intégrer une école de journalisme, tous les mots, tous les articles, tous les témoignages qu'elle s'imaginait, tout ça s'est envolé dans la fumée de la misère humaine.rôle actuel : elle est commando, n'ayant reçu aucune formation plus poussée que celle du lycée, et les rudiments de son père adoptif, ancien grand sportif, elle s'est proposée pour la seule chose qu'elle savait faire: s'aventurer quitte à en crever. situation civile : à dix-neuf ans, et sous l'ère du monde apocalyptique, qu'est-ce qu'on peut être à part célibataire?  orientation sexuelle : pas le temps des expériences, si le sentiment tombe, elle chutera sous sa fatalité. pansexuelle.  camp actuel : cela fait depuis février que jackob et jo sont arrivés à jericho, ayant laissé sur leur route d'errance leur pète contaminé. traits de caractère : débrouillarde - susceptible - adroite - déterminée - solitaire - arrogante - indépendante - provocatrice - joueuse - dynamique. groupe : bury me here, j'ai déjà creusé ma tombe, manque plus que la balle de ton revolver dans ma poitrine insensible. avatar : chloe grace moretz.
médecine
(20%)
attaque
(70%)
discrétion
(80%)
rapidité
(80%)
défense
(45%)
ingénierie
(15%)

Darkness on the Edge of Town.

(001), écrire ici un tic manie, ou un truc à savoir sur votre personnage ici. (002), écrire ici un tic manie, ou un truc à savoir sur votre personnage ici. (003), écrire ici un tic manie, ou un truc à savoir sur votre personnage ici (004), écrire ici un tic manie, ou un truc à savoir sur votre personnage ici. (005), écrire ici un tic manie, ou un truc à savoir sur votre personnage ici. (006), écrire ici un tic manie, ou un truc à savoir sur votre personnage ici. (007), écrire ici un tic manie, ou un truc à savoir sur votre personnage ici. (008), écrire ici un tic manie, ou un truc à savoir sur votre personnage ici. (009), écrire ici un tic manie, ou un truc à savoir sur votre personnage ici. (010), écrire ici un tic manie, ou un truc à savoir sur votre personnage ici.


poisson rouge (pauline).
âge dix-sept ans (la majorité soon ouloulou   ). pays/fuseau horaire : france. disponibilité : au moins quatre/sept jours.    où as-tu connu le forum ? sur bazzart. personnage pré-lien de jenna mayfair. le mot de la fin : chaussette!



Dernière édition par Josephine Mayfair le Mar 13 Nov - 19:58, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: she forgot how to be human.   Sam 10 Nov - 14:32

GREAT MEN ARE FORGED IN FIRE
—  IT IS THE PRIVILEGE OF LESSER MEN TO LIGHT THE FLAME. —



« C'est la fête des pères, on va faire une jolie carte, d'accord? Voilà, les pastels, les crayons. » Y a comme un silence qui pèse dans sa tête. Ses yeux roulent comme deux billes vers le plafond, l'air de se demander ce que le ciel a foutu pour qu'elle en arrive là. Alors, dans sa petite salopette rouge, et avec son air chérubin, c'est Jo qui se dandine jusqu'à la grande silhouette de madame Ottanway. Elle est fine, élancée, et à l'inverse des autres professeurs qui ont l'allure ronde, maternelle, réconfortante, son visage est angulaire, comme si les années l'avaient asséché. Elle a de longs cheveux roux, dont l'ardeur passée est estompée par les années, amassés en un chignon rond et tressé. Elle a dû être belle autrefois; mais on lit que son sourire est abîmé. Il n'a plus la chaleur d'avant, en prédisent ses prétendants. Et là, devant cette gamine au même rictus ébranlé, madame Ottanway s'agenouille et murmure sur un ton compatissant: « Tu n'as qu'à faire la carte pour ta mère, Josephine. Elle sera très contente. ». Elle retourne à sa table. Sur le bureau, un papier. Elle raye le bonne fête papa qu'elle avait inscrit dans le maigre espoir que celui-ci revienne à la minute même où elle lui tendrait son dessin. Mais non. La réalité finit tous par nous rattraper. Alors, sur le verso de la feuille raturée, elle gribouille et gribouille, soleil et princesse, maman, et dragons, un conte disney qui n'obtiendra jamais de licence, une petite fille qui se contente de ce petit bout de papier pour accepter l'absence d'un père, et sa mère à la jeunesse jugée indécente à la maternité.

Bubulle a des yeux ronds, des écailles presque vertes, et tout son corps recouvert de noir, et des joues, mais des joues énormes! Il tourne, tourne dans l'aquarium, fait ses loopings et ses figures que Jackob et Jo admirent sans compter. Maintenant, il y a Mathew. Un papa, un vrai, un de ceux qu'on voit à la télé, ceux qui vous prennent dans leur bras pour vous faire grimper jusqu'au paradis, ceux qui vous poussent à toucher les nuages, à vous y immerger comme de la barbapapa qui s'étendrait dans l'infini. Et c'est Mathew qui surgit derrière les deux enfants qui contemplent le bocal, pour leur chatouiller les côtes quitte à les faire se rouler par terre. Toute la maison a le parfum de Noël, que ce soit la dinde de Thanksgiving, l'odeur du sapin qui se propage dans tout le salon, ou même les bougies à la chaleur réconfortante. Tout le monde s'apparente à la joie des fêtes avec les larges pulls rouges, les écharpes tricotées par papi, et les grandes chaussettes qui pendent sur la cheminée. Y a un peu de l'american dream, même si maman n'est qu'infirmière, que papa n'est pas vraiment papa, y a un bonheur palpable, une véritable maison, un foyer dans lequel se recroqueviller quand tout va mal, et célébrer la vie quand tout va bien. On respire.


« Avec maman, nous nous quittons. Alors une semaine, vous irez chez elle, et l'autre chez moi. Mais on vous aime toujours autant et rien ne changera entre nous. C'est promis », Matthew passe sa main dans les cheveux de Jackob qui le regarde les yeux ronds, c'est comme si le monde entier restait figé et que le cerveau faisait face à un bug informatique. Error 404. On demande un informaticien pour rétablir le système. C'est comme dans un deuil, y a le déni, ce moment où l'on ne comprend plus rien, alors l'on refuse tout. Pour Jo, c'est comme perdre son papa. Et elle se mordille la lèvre inférieure en pensant aux deux papas qu'elle aura fait fuir dans sa vie. Elle est trop jeune pour comprendre qu'elle n'est pas le centre du monde, que tout ça n'a rien à voir avec sa frimousse d'ange, elle se condamne de tous les adieux qui se font. Et surtout, y a la colère qui monte. Celle qui lui fait croire que maman aussi fait fuir tous les papas. Elle trouve même pas de larmes à pleurer, et pendant au moins trois semaines, Jo boudera sans relâche, bras croisés, menton rentré, contre sa mère. Quand y a une erreur dans le schéma, on cherche toujours un coupable. Spécialement quand on a pas la force d'encaisser que parfois, c'est tout bonnement le hasard des choses qui nous tourmente. La rancoeur finit par s'évaporer dans l'ère du temps, et blotti contre sa mère Jackob s'endormait devant Dirty Dancing, tandis que les deux nanas s'esclaffaient en imitant Patrick Swayze. Alos, le temps était innocent. Et quand bien même, Jo construisait déjà sa bulle à coups de révolte, et secrets, aucun de ses malheurs inconséquents ne les préparait à l'avenir dramatique.

Dans la chambre, ça pue un peu la clope. On agite toutes la main, en pouffant discrètement. On entend les bruits de pas dans les escaliers en colimaçon. Maman Jenna, ou Jackob le benjamin, comme un grand spectacle, on fait chacune son pari sur l'invité surprise. Jo, elle écrase ce qui lui reste de mégot dans une sorte de coquillage faisant office de cendrier, ses copines font de même en ouvrant la fenêtre. On parle amour, filles, garçons, corps, peurs, y en a qui rigolent, d'autres qui pleurent, toutes des gamines qui ressentent tellement de choses dans leur si frêles poitrines. Quand la tête de son petit frère dépasse de l'embouchure de la porte, Josephine crache dans un grognement presque las: « Jackob, putain, dégage. » En fait, elle voudrait que tout dégage. La vérité, c'est que ça déborde d'hypocrisie: c'est ça qui pue, c'est pas le tabac qui intrigue les jeunes, non. Non, c'est leur propre hypocrisie à tous. 'Sont pas méchantes, les autres. C'est pas ça. C'est peut-être une haine de soi, de l'autre. Elle est peut-être un peu trop différente. Quelques potes, pas d'amis. Juste de quoi rouler une cigarette dans son jean délavé. Les cheveux blonds en bataille, le maquillage sombre, prétendre au jeu de la sorcière alors qu'on l'appelait boucle d'or.  Puis, elle casse pas trop les codes, cette sorcière. Juste assez histoire de dire; je ne tombe pas sous le charme de ces idiots lycéens, je ne porte pas de marque, je m'écarte un peu de cette société capitaliste pourrie. Crise existentielle. Enfin, pas vraiment.

Elle a dix-sept ans, toutes ses dents, mais peut-être plus toute son innocence pour sûr. Elle aussi, à seize ans, a failli faire la même connerie que maman. Un garçon, un lit, beaucoup d'amour, et des grands yeux de biche, curieux et tendres. Il en faut peu pour se mettre à sangloter, sur la cuvette des toilettes avec entre les mains un stupide bout de plastique. Elle a mis fin très vite à tout ce manège. Pas d'enfant, non. Jamais. Elle se l'était presque jurée quand elle avait compris qu'elle n'avait d'abord pas été désirée. Facile à comprendre quand son père s'est cassé. Peut-être que c'est ça qui l'a ramené à la réalité; un peu moins superficielle, dans son regard, quelque chose s'est cassé. Une naïveté qui s'est tirée en cours de route.
« Je t'aime. , elle est là, en dessous de lui, les pommettes flamboyantes.
- Moi aussi. On peut attendre, tu sais..., il est là, au dessus d'elle, le sourire malicieux.
- Non. Là, maintenant. J'en ai envie. , ils sont là. »
C'est arrivé, c'est trop tard. Quand elle apprend pour sa grossesse, elle le lui cache, le quitte, et n'en parle plus jamais. Se renfermer dans sa carapace, se charger sur le dos tous ses maux, infantiliser les autres, peut-être, les déresponsabiliser toujours. Ne pas faire la même bêtise que maman. Parce que c'est ça l'indubitable; Jo, c'est qu'une connerie de soirée, un résultat foireux d'une nuit de folie, en tout cas, certainement pas un joli cadeau.

On retourne dans cette chambre qui a ses relents de nicotine, entremêlés aux parfums de pubères sous influence publicitaire. Puis, sur le bureau, où les demoiselles ont entassé leur sacs, y a tous ces papiers qui traînent. De l'encre bleue, des cercles rouges, des rayures noires, des lignes, et des pages, des mots et des phrases. Rédactrice en chef du journal de son lycée, ça crève les yeux que cette fille elle bout de l'intérieur. Bref, y a ce frangin, et cette frangine. Tous les deux insupportables à se chamailler, l'une à prétendre être grande, l'autre à prétendre rester petit. Le cadet pouffe en rétorquant d'une voix nasillarde: « Un dollar, dans la boîte à gros mots. ». Il semble alors triompher de tout, âge bête et insolent. Jackob ricane, tandis que Jessica, la grande brune aux yeux en amande, adoucit le jeu d'un simple et doux: « Roh, mais il est mignon ton frère. ». Haussement d'épaules pour seule réponse. A seize ans, le monde n'a pas de sens, et on tourne tous en rond.

C'est dans les infos, dans les journaux, partout. Alors, le premier réflexe bête, c'est sortir son enregistreur. Et elle s'enregistre. Elle raconte, elle parle, elle explique. Tout ce qu'on ne comprend pas. Ces mots qui nous font croire à des dystopies auxquelles on n'aurait jamais cru. Contagion. Alerte. On s'imagine personnage principal d'un roman de science-fiction. Mais on ne l'est pas, ou bien si l'on est, on est un maigre Winston Smith en 1984 qui ne résistera pas plus longtemps aux rats. Papa fouille les cave et grenier de fond en comble, on rassemble tout le nécessaire, dit-il. Jackob rappelle immédiatement Maman; un point de rendez-vous, on t'aime, à toute à l'heure. A toute à l'heure. Putain. On en serre encore les poings de cette phrase qui ne veut rien dire, de cette heure qui n'est jamais arrivée, de ces retrouvailles qui n'existent pas. Papa déniche dans les coffres richesses et biens pratiques, lampes torches, repas, provisions, batterie, et Jo, elle peut pas s'en empêcher en refermant le sac de sport gargantuesque dans le coffre du pick-up. Y a ce flingue. Ce foutu flingue de papa. Elle jette un coup d'oeil. C'est un éléctro-choc; la guerre est là. Maintenant, on survit. « Jo, viens deux minutes. ». Tout le pick-up est prêt, les affaires chargées, Jackob est en train de mettre Bubulle dans un sac. Y aura pas de place dans ce monde pour Bubulle mais on veut pas détruire les derniers rêves d'un enfant en perdition. On le voit à travers les grandes baies vitrées dans la cuisine, prenant précautionneusement son poisson chéri. Mais, là, y a la vérité froide, et translucide dans les prunelles bleu océan de Papa Matthew. « Si je suis infecté, tu m'abandonnes. C'est simple, et c'est un ordre. Tu apprendras à conduire sur la route. Promets-moi de ne jamais quitter ton frère. Monte dans la bagnole, on se casse. » Pas plus de cérémonie. Pas plus de temps. On prend pas le temps de se rappeler qu'on s'aime. On le sait bien. Jackob les rejoint. Bubulle creva le surlendemain.

Jackob se triture le pouce, il arrache les peaux mortes avec sa canine gauche, il saigne. Un peu. Pas de quoi en faire un drame, c'est sûr. Dans la voiture, le silence lourd et pesant, Jo, les mains tremblantes sur le volant. Elle les a faites ces heures de conduite accompagnée, de là à assumer le rôle de conductrice officielle, y a les doutes, les peurs, les démons qui resurgissent, et dans l'ombre y a plus que leur râle puissant et assommant. Là, sur la route, le supermarché aux grandes lettres rouges qui clignotent, elle appuie sur le frein d'un coup sec. Un baiser sur le front de chacun de ses enfants, et Matthew se faufile jusqu'à la boutique dans laquelle on suspecte le moindre mouvement, tout porte à la paranoïa, jusqu'où va ce cauchemar? Une catastrophe passagère, ou la fin du monde.  Regard vers le ciel comme lorsqu'on était enfant. On ne voit plus que des oiseaux sans plume. Il revient en trombe, on a entendu un bang. puis un autre. Papa? Fais tourner le moteur, ouvre grand la portière, et on fonce. Elle l'a bien compris ça maintenant: qu'importe combien de temps cet état durera là, mais sous cette horreur, faut courir. Tout le temps. Matthew grimpe, on dégringole la route à toute vitesse. Il reprend son souffle. Respire, respire. Oublie pas que t'existes.  Jo lui jette un coup d'oeil, bref, arquant un sourcil. Se mêlent curiosité et frayeur. Lui continue de respirer, en fermant les yeux, comme si dans sa tête, restait une image affreuse, un traumatisme qui le taraude. Il a vu quelque chose. Quelque chose de trop.
« Papa, il s'est passé quoi? Papa? Papa?
« C'est déjà infesté. Regarde la route.  »
Hochement de tête, il ravale des larmes, et sa voix se raffermit à mesure que les battements de son coeur se ralentissent. Rester droit, rester stoïque et rassurant. La dure responsabilité d'un père.

« Quand est-ce qu'on retrouve maman? ». On sait pas, Jackob. On sait pas. C'est la énième fois qu'on te répète, et nos aussi, on en tremble mais on peut rien te répondre. Jo et son frère ne sortent presque jamais du pick-up. On a trop peur, surtout Papa qui le leur interdit. On sort pour prendre l'air, des fois. Rarement. C'est Papa qui fouine partout, qui revient avec ce qu'il trouve, les mains souvent écorchées à vif, les genoux couverts de terre ou de boue, on sait pas comment a tourné le monde, mais sûrement pas très bien. Et les ressources parfois s'amoindrissent, on mange un peu moins, on se dit que c'est parce qu'on a moins faim. On dit ça à Papa pour qu'il arrête de pleurer la nuit, quand il pense qu'on l'entend pas.

Il doit être onze heures de la matinée comme l'indique le soleil qui ne s'est étonnamment pas éteint face à notre désespoir. Non, il reste là. A nous faire fondre sous la misère que la nature nous renvoie en pleine gueule. Les Hommes pêcheurs, qui n'ont fait que mériter leur propre malheur. La Rédemption commence. Papa arrive en hurlant la mort. Son bras, lacéré, comme si un énorme ours l'avait griffé d'une patte. Putain. Si seulement, c'est un ours. Comme d'habitude, leur stratagème du Papa va au supermarché, on l'attend en sécurité dans la bagnole, et on fuit dès qu'on peut tous les trois. Pas là. Pas cette fois. Aujourd'hui, papa arrive en pestiférant, en criant comme un fou sorti de l'asile. Et Jo conduit, presque stoïque face à ce destin qui s'impose. Garder son calme. Calmer son coeur. Ne pas crever de peur. On s'arrête enfin, sur ce qui semble être un appartement abandonné, on monte jusqu'au plus haut des étages, histoire de se poser, une, deux, trois minutes au maximum. Papa a pris le sac de sport avec lui. Il a proposé à Jackob de rester bien caché dans la voiture. On ne recule plus devant l'évidence morbide. « Jo, tue-moi.  »

Le son de la balle résonne encore dans ma tête. Je ne dors plus, devant ce regard qui me supplie de mourir. J'ai tué la chair, mais sauvé mon père. Je dois rester forte. Maintenant, je sais utiliser un revolver.



Dernière édition par Josephine Mayfair le Mer 21 Nov - 19:37, édité 28 fois
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AGE : vingt-sept ans, elle aurait pu perdre le compte en trois ans.
http://soitgoes.forumactif.com/t113-nova-don-t-hold-this-war-ins

THIS IS HOW WE SURVIVE
we are the walking dead :

MessageSujet: Re: she forgot how to be human.   Sam 10 Nov - 14:46

bienvenuuuue
bonne chance pour ta fiche

Si tu as des questions, n'hésite pas

_________________

                                                           
angel sent from up above, you know you make my world light up. when i was down, when i was hurt, you came to lift me up. life is a drink and love's a drug
- i'll cross the sky for your l o v e.

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MessageSujet: Re: she forgot how to be human.   Sam 10 Nov - 14:49

haha merci & désolée pour le petit retard de la deuxième partie j'hésiterais pas !
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MessageSujet: Re: she forgot how to be human.   Sam 10 Nov - 16:28

J'suis venu un peu plus tôt poster un p'tit mot, mais j'suis allé trop vite, t'avais pas posté ta deuxième partie de fiche Je recommence, donc !

Bienvenue sur le forum, mam'zelle la mignonne !
J'te souhaite une bonne continuité dans le cheminement de ta fiche !
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【newbie / Made to Suffer.】
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MessageSujet: Re: she forgot how to be human.   Sam 10 Nov - 16:49

Ah trop rapide monsieur Merci m'sieur le pas si mignon que ça (fait un peu peur ton ash' )! J'espère bien continuer alors, au boulot...
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http://soitgoes.forumactif.com/t172-saul-savage#1296


MessageSujet: Re: she forgot how to be human.   Sam 10 Nov - 17:27

Mais quelle bouille d’ange qu’elle a cette petite
Une collègue chez les commandos qui plus est ! Bienvenue par ici !
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MessageSujet: Re: she forgot how to be human.   Sam 10 Nov - 17:44

La belle Chloé !

Bienvenue sur SIG.
Je te souhaite bon courage pour la suite de la fiche.
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【newbie / Made to Suffer.】
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MessageSujet: Re: she forgot how to be human.   Sam 10 Nov - 18:27

Merci à vous deux La bouille d'ange vous remercie sincèrement! Thanks collègue
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MessageSujet: Re: she forgot how to be human.   Sam 10 Nov - 21:06

Future demie-soeur
Bienvenuuuue Sans doute qu'on se trouvera un lien facilement si jamais Livia va à Jericho ou quoi
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MessageSujet: Re: she forgot how to be human.   

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